Scrittori coraggiosi. Davide Ricchiuti

SCRITTORI

Davide Ricchiuti ha 38 anni ed è nato a Benevento, ma è cresciuto a Mantova e precisamente a Borgo Virgilio, il luogo di nascita del sommo Virgilio. Chissà che non derivi da lì il fascino per gli studi filosofici. Ha studiato Filosofia a Padova, specializzandosi, dopo la laurea, nell’editing video.

Da allora insegna e si occupa di post-produzione e scrittura per il video in ambito documentaristico, pubblicitario, musicale e televisivo, collaborando con varie realtà del territorio, (Antoniano di Bologna, Cineteca di Bologna, Accademia di Belle Arti di Bologna, Giostra Film, ecc.)

La passione per la scrittura lo coinvolge presto. Ancora tredicenne legge Hermann Hesse, Il coraggio di ogni giorno e travolto da quella lettura precoce, inizia a scrivere e disegnare, riempiendo centinaia di quaderni e taccuini. La timidezza delle proprie idee acerbe gli impedisce di pubblicare e solo dopo un ricovero per esaurimento nervoso prova a trasformare quel disturbo temporaneo in malessere creativo, rifiutando l’uso dei medicinali.

Scrive, sperando di poter risollevare chi, avendo avuto esperienze simili, di accettazione della realtà e sofferenza, grazie alla lettura possa sentirsi meno solo.

Per Davide i racconti sono un piccolo rito magico di purificazione dal dolore. Un filo trasparente lega lo scrittore al lettore, creando qualcosa di simile alla catarsi.

Nel 2018 ha pubblicato il suo racconto “Il bambino è scomparso”, sulla rivista “Tina”, una delle sue preferite, edita dallo scrittore di Matteo B. Bianchi, per lui una delle riviste letterarie italiane più aperte alle sperimentazioni.

L’incontro con Matteo B. Bianchi l’ha portato a concentrarsi sempre di più sulla scrittura e sulla revisione, a volte ossessiva, dei suoi racconti.

Successivamente, ha collaborato con la casa editrice di Ravenna, Clown Bianco.

Ti Traduco ha tradotto per lui alcuni racconti. La sua esperienza internazionale è solo agli esordi.

Nota Biografica anche in lingua francese:

Note biographique

 

Je suis Davide Ricchiuti, j’ai 38 ans et suis né à Bénévent, même si j’ai vécu pendant plusieurs années dans un petit village de la province de Mantoue, Borgo Virgilio, où est né le poète latin Virgile, comme le nom l’indique.

 

J’ai déménagé à 19 ans à Padoue, afin d’étudier la philosophie. Après ma Laurea, je me suis spécialisé dans le montage vidéo auprès de la Cinémathèque de Bologne, avec Paolo Cottignola et Paolo Marzoni. Depuis, je m’occupe en free-lance de post-production, d’enseignement et d’écriture pour les vidéos, le tout dans le domaine des documentaires, des publicités, de la musique et de la télévision. Je collabore ainsi avec les diverses entités présentes sur le territoire (Antoniano de Bologne, Cinémathèque de Bologne, Académie des Beaux-Arts de Bologne, Giostra Film, etc.)

 

C’est à treize ans que j’ai commencé à écrire, après une petite crise existentielle qui, à cet âge, m’avait semblé si démesurée qu’elle m’avait amené à me retrancher dans des livres bien plus grands que moi.

 

Le premier essai pour lequel je me suis pris de passion était un recueil d’expériences très personnelles d’Herman Hesse, Il coraggio di ogni giorno. Lecture un peu lourde et difficile à comprendre dans ses subtilités pour un adolescent de treize ans, mais j’avais à l’époque l’impression d’être sur la même longueur d’onde que le jeune rebelle qu’avait été Hesse. J’ai commencé ensuite à écrire et à dessiner tout ce qui me passait par la tête, remplissant des cahiers et des blocs-notes par centaines, sans jamais penser publier quoi que ce soit.

 

C’est à l’Ospedale Maggiore di Bologna, lors d’un séjour de repos de huit jours (pour dépression nerveuse) que j’ai écrit les premiers récits dont je n’avais pas honte. L’écriture m’a permis de me dispenser de médicaments ; j’ai tenté de transformer ce trouble temporaire en mal-être créatif.
Depuis, j’écris, je réélabore mes histoires dès que j’ai du temps libre. Mon espoir, quand je réussis à en faire publier, est de permettre à ceux qui, comme moi, éprouvent ou ont éprouvé des difficultés à accepter la réalité, de se sentir moins seuls.

 

Mon genre de récit

 

Rien de ce que j’écris n’appartient à un genre en particulier. J’écris comme si les récits étaient un petit rituel magique de purification de la douleur, quelque chose qui touche à la catharsis.

Dans la Poétique, Aristote expliquait que le spectateur d’une tragédie pouvait se purifier des passions négatives l’opprimant par un processus de sublimation des évènements tragiques qui s’abattent sur les personnages de la pièce.

Par la terreur et la pitié éprouvés face à ces personnages, le spectateur pouvait expérimenter sur lui-même la libération des craintes les plus intimes, comme la mort. Je n’écris pas, pour ma part, de pièces de théâtre. La seule chose théâtrale, c’est la genèse de mes histoires. Si quelqu’un la filmait, il découvrirait en effet que pour les écrire, je marche sur une corde tendue entre deux gratte-ciels, celui du réel et celui du surréel.

 

Le problème le plus handicapant, pour moi qui ne suis pas né dans une famille d’équilibristes, est de réussir à garder mon équilibre sur cette corde, tout au long du récit. Parce que cette corde est invisible. Mais, à vrai dire, même si elle était visible, je serais obligé de regarder droit devant moi sans jamais jeter un œil en bas, pour finir mon parcours. Lors des rares occasions où je m’en sors sain et sauf, je m’agrippe à la fenêtre du gratte-ciel face à moi pour y toquer jusqu’à ce que quelqu’un m’ouvre.

 

Où l’on peut trouver mes récits

 

En 2018, j’envoyais Il bambino è scomparso, (L’enfant a disparu) à la revue ‘tina, publiée par l’écrivain Matteo Bianchi, parce qu’elle faisait partie des revues italiennes que j’avais toujours suivies de près. J’adore son ouverture aux expérimentations, ne serait-ce que par son format d’édition, différent à chaque numéro.

 

J’ai reçu, après quelques temps, une réponse de la part de Matteo Bianchi en personne, qui me disait que le récit lui avait plu et qu’il était sûr de le publier, mais qu’il ne savait pas quand, étant donné que les cinq récits qui devaient constituer le corps de la revue étaient déjà trouvés.

 

Le jour où j’ai reçu un deuxième mail de Matteo me confirmant qu’Il bambino è scomparso allait être publié sur le numéro de janvier 2019 de ‘tina avec les cinq autres, j’ai marché jusqu’à San Luca.

 

À Bologne, « San Luca » correspond au Sanctuaire de la Madone de San Luca, site religieux perché sur une colline à 300 mètres d’altitude. Il est relié à la ville par un long portique, et mes amis Bolognais y montent à pied lorsque l’équipe de football de la ville gagne un match, par exemple. Moi, je montais parce qu’un de mes récits venait d’être publié par Matteo Bianchi sur ‘tina.

Cela m’a également permis de connaître personnellement Matteo et d’être propulsé par cet élan qui m’a amené aujourd’hui à toujours plus me concentrer sur l’écriture et la révision de mes récits, allant parfois jusqu’à l’obsession. Aujourd’hui, quand je monte jusqu’à San Luca, c’est pour écouter dans mon casque une émission Spotify de Copertina, un podcast de Storielibere.fm qui refourgue des conseils de lecture, parfait pour les passionnés des Belles Lettres.

 

Après ‘tina, Clown Bianco (une maison d’édition de Ravenne) m’a proposé de publier un recueil de récits. Cette maison s’intéresse tout particulièrement aux nouveaux écrivains, mais son catalogue compte aussi quelques noms connus en Italie, comme Gianluca Morozzi et Paolo Brera.

Je peux donc maintenant me vanter d’avoir parmi mes amis un clown, avant de retourner faire l’équilibriste sur une corde tendue entre les gratte-ciels pour écrire un nouveau récit. Peut-être que lui, ou l’un de ses collègues du cirque, pourra me donner quelques conseils pour continuer à faire le funambule sur ce fil transparent, que je m’apprête justement à tendre entre le réel et le surréel.

 

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